"Ne la jugez pas, ce qu'elle aura fait pour moi est certainement la plus belle preuve d'amour au monde. Ce qu'elle a fait depuis mon accident, je voudrais que toutes les mères dans la même situation qu'elles le fassent. Avec autant d'insistance, autant de persévérance, autant d'amour. Demain, si par malheur, frappé comme elle par le destin, vous deviez apprendre notre alphabet spécial pour communique avec votre enfant, ne pensez pas à moi, pensez à elle. Pensez à tout ce qu'elle a accompli pour moi. Pensez à tout l'amour qu'une mère doit avoir en elle pour aimer autant. Et laissez-la vivre le semblant de vie qui lui reste à vivre."

 

 


 

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Je vous demande le droit de mourir

Vincent Humbert

J'ai Lu

186pages

5,80€

 

 

Résumé : 

"Pourquoi les médecins se sont-ils acharnés sur moi pour me maintenir en vie ? De quel droit ? [..] Dans mon cas, me faire vivre, forcer le destin pour me sauver à tout prix et faire de moi ce que je suis désormais était une connerie. " En décembre 2002, Vincent Humbert, jeune tétraplégique, aveugle et muet, sollicite du président de la République le droit de mourir, qui lui est refusé. Cloué sur son lit d'hôpital, conscient de l'immense chagrin qu'il cause à ses proches et particulièrement à sa mère, Marie, qui veille sur lui sans relâche, Vincent n'attend qu'une chose la délivrance qui mettra un terme à son supplice. Son cri à la mort et ses confidences déchirantes ont relancé le débat sur l'euthanasie. La justice peut-elle refuser une mort digne à ceux que la vie a abandonnés ?"

 


Le 26 septembre 2003 Vincent Humbert décède à Berck. C’est un jeune homme devenu tétraplégique, aveugle et muet suite à un accident de la route en septembre 2000. Pendant trois ans, il a vécu ainsi : nourri par une sonde et ne pouvant bouger que son pouce droit. Il ne supportait plus cette vie sans espoir de guérison et il a entreprit de nombreuses démarches pour obtenir le droit d’être euthanasié.

En 2002, celui-ci écrit au président de la République, Jacques Chirac, pour lui demander en vain « le droit de mourir ». Le 24 septembre 2003, sa mère, Marie Humbert, décide de l’aider et tente de mettre fin aux jours de son fils en lui administrant des doses importantes de pentobarbital de sodium. Vincent entre alors dans un coma profond et est admis dans le  service de réanimation du Dr Chaussoy qui lui aussi va apporter son aide afin de libérer Vincent. Enfin, le 26 septembre, après discussion et accords avec la famille, le Dr Chaussoy décide d’arrêter toute mesure de réanimation et d’injecter au patient du chlorure de potassium afin d’entraîner le décès du patient.

La mère et le médecin ont été poursuivis pour « administration de substances toxiques » et « empoisonnement avec préméditation ». Ils ont médiatisé leur geste et affronté la justice. En 2006, ils ont bénéficié d’un non-lieu et entre-temps, ils ont obtenu que la réflexion sur l’accompagnement en fin de vie débouche sur la loi Léonetti de 2005, évoqué précédemment. Celle-ci instaure le « droit à laisser mourir » ou « euthanasie passive », qui interdit l’acharnement thérapeutique. Mais condamne l’euthanasie dite « active », c’est-à-dire l’administration volontaire de substances provoquant de manière délibérée la mort du patient.


 

Plan A,B,C ...

C'est une histoire vraiment bouleversante, qui fou une claque et qui fait réfléchir sur la position à avoir par rapport à l'euthanasie.

A travers ce livre, Vincent cherche à nous faire vivre son combat, à nous faire comprendre sa souffrance, son désespoir, depuis son accident. On assiste à ses premiers espoirs mais aussi à ses derniers.

Il fait part d'une détermination puissante afin de se faire comprendre et d'obtenir l'aide du président Chirac pour mourir. Président qui bien sur ne peut pas aller à l'encontre des lois, et qui ne peut donc pas accéder à sa requête.

La relation qu'il entretient avec sa mère est incroyablement belle, forte, et résistante. Sa mère lui est totalement devouée, et elle fait tout son possible pour le comprendre et l'aider. 

C'est un sujet sensible mais qui m'intéresse beaucoup. Il créé beaucoup de débat mais sous le point de vue d'un malade prend encore plus de sens.

A lire.